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Ancien Al Madina du mois: Saad Lebbar

Chaque mois, dans cette rubrique, venez découvrir le parcours d’un lauréat de l’école Al Madina qui partagera avec nous son parcours scolaire, universitaire et professionnel.

Aujourd’hui, c’est Saad Lebbar qui nous fait honneur par sa participation au lancement de ce numéro de newsletter. Il nous livre dans cette interview des anecdotes, des conseils, des moments forts et des témoignages, le tout retraçant un parcours riche et passionnant.

Parlez-nous de vous :

Je suis saad  Lebbar, né en 1991, ancien élève d’Al Madina site Californie que j’ai intégré à la moyenne section et où j’ai eu mon bac mention très bien en 2009. J’ai donc passé 14 ans de mon enfance dans cette école, c’est comme une deuxième maison pour moi.

Parlez-nous plus de votre parcours scolaire à Al Madina :

J’ai toujours été bon élève mais d’année en année, j’ai beaucoup évolué. Au collège j’étais meilleur qu’au primaire, et de même au lycée. Les valeurs véhiculées dans mon école félicitaient l’effort et la progression pour atteindre l’excellence.

J’aimais venir à l’école pour retrouver mes camarades avec qui j’ai grandi, et que j’ai connus depuis que je suis à la maternelle. Ils sont d’ailleurs encore de très bons amis avec qui je partage des souvenirs inoubliables. J’affectionnais aussi les échanges et les rapports amicaux qu’on entretenait avec nos enseignants, sans eux je ne serai pas ce que je suis devenu aujourd’hui et à cette occasion je les remercie infiniment.

Les années lycée et le baccalauréat :

J’ai choisi de faire la filière sciences maths option SVT comme j’avais pour objectif de faire une école d’ingénieur. En parallèle, j’ai décidé de passer le baccalauréat international et le baccalauréat français en candidature libre. J’ai finalement obtenu mon baccalauréat marocain et le bac français les deux avec de très bonnes mentions.

Parlez-nous de ce qui s’est passé après l’obtention du bac :

Je convoitais les classes préparatoires  pour accéder aux grandes écoles d’ingénieur en France. J’ai donc soumis ma candidature à un  lycée à Paris reconnu d’être parmi les meilleurs de France « Lycée Janson de Sailly ».  Compte tenu de la sélection et des places limitées, je me suis retrouvé dans la liste d’attente. Mais cela ne m’a pas arrêté pour autant. J’ai donc décidé de me déplacer à Paris, faire du porte à porte pour demander une révision de mon dossier et m’entretenir directement avec les responsables d’admission. Ma détermination et ma persévérance ont porté leurs fruits, j’ai finalement réussi à accéder aux classes préparatoires dans ce lycée prestigieux. J’y ai passé trois ans, puisque  j’ai fait 5/2 pour obtenir L’école que je voulais : Centrale Paris.

A ma grande joie, mon souhait s’est exhaussé. J’ai rejoint l’école Centrale et c’est là où a commencé mon aventure dans l’entreprenariat :

La première année est une année académique qui donne lieu à un stage ouvrier… La deuxième année est une année d’innovation : Nous avons la possibilité de choisir quelques-unes de nos matières, de faire des échanges dans d’autres universités du Monde et de commencer notre projet de création de startup. Pendant cette année, j’ai eu l’opportunité de faire un échange en Corée du sud à l’université Hanyang à Séoul dans laquelle j’ai participé à plusieurs projets en collaboration avec les entreprises Samsung, LG et d’autres. J’ai ensuite décroché un stage à Dubai dans la multinationale Reckitt Benckiser spécialisée dans la production et commercialisation de biens de grande consommation (Dettol, Veet, Harpic…)

A Dubai, j’ai retrouvé un ancien et très bon ami également lauréat d’Al Madina, Adnane Seffar, et ensemble nous avons fondé une startup de e-commerce avec un service de livraison pour assurer l’achat et la réception des courses du supermarché au consommateur final.

La 3ème année à Centrale est une année de double spécialisation. J’ai opté pour une spécialité génie industriel option supply chain d’une part et stratégie et finance d’autre part. Durant cette année, je me suis déplacé à Moscou pour participer à la restructuration d’une entreprise française en Russie.

A la fin de ce cursus, j’ai effectué mon stage de fin d’études dans un cabinet de stratégie : Mars&Co et ensuite j’ai intégré Ykems cabinet de conseil qui m’a confié des missions au Maroc, ce qui m’a permis de renforcer le partenariat franco-marocain.

Que faites-vous aujourd’hui ?

Aujourd’hui, j’ai lancé ma startup de fabrication de jeux pour enfants. « Kitimimi »  est la première entreprise au Maroc qui produit des « Quiet book » et livre au Maroc, dans les pays d’Europe et plus tard sur d’autres continents.   Ce sont des livres en tissu réalisés par nos artisans marocains et regroupant une série de jeux pour stimuler l’éveil, l’apprentissage et développer la motricité des enfants.

« J’ai toujours eu une grande admiration pour le monde merveilleux des enfants, la subtilité de leur geste et leur émerveillement à chaque découverte. Cet engouement pour l’univers de la petite enfance et ma volonté d’entreprendre dès mon entrée à l’Ecole Centrale Paris m’ont poussé à réfléchir à un projet entrepreneurial porteur de sens et d’impact social. Ainsi le Quiet Book de Kitimimi est né. » Saad Lebbar

 

Interview par Maaraf Imane

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